En guise de pré-annonce. Le livre de Thomas Clerc, Paris, musée du XXIe siècle - Le XVIIIe arrondissement, interpelle tant et si bien que nous avons contacté l’auteur pour une participation à une session d’Ecrire à Tokyo. Il faut y croire, toucher du bois et croiser les doigts. Dans tous les cas de figures, présence ou absence, une session à une date à définir aura lieu.
Mise en contexte.
Le livre en question sur dalle de béton tokyoïte.
L’ambition est de penser ensemble l’exfiltrement des protocoles, quadrilage et formules de performance de l’auteur dans l’espace public parisien, pour les envisager ailleurs, Tokyo n’étant qu’un ailleurs possible parmi d’autres.
Si la nostalgie peut être un vecteur d’attraction pour un lecteur en résonnance avec le territoire dont il est question dans le livre, celle-ci est marginale en regard du potentiel de transnationalité, transurbanité du protocole de circulation et d’appropriation d’un certain espace - celui extensivé de son quotidien en ville tel que mis en oeuvre dans l’ouvrage.
D’ailleurs, l’IA sollicitée uniquement pour mettre en colonne la liste des bornes qui figure en fin d’ouvrage s’est immédiatement proposée d’énoncer des bornes qui seraient plus spécifiques à Tokyo. C’est à ce moment qu’on l’a envoyée valser.
Il existe une profusion d’interviews et de vidéos de présentation de l’auteur. Comme il le précise sur l’une d’elle (chercher sur Youtube Librairie Mollat, vidéo d’environ 40 minutes), cet ouvrage qui suit un opuscule antérieur sur le Xe arrondissement n’est pas un livre SUR le 18e, mais un livre DANS le 18e.
L’auteur procède à un enregistrement écrit comme en direct de sa pérégrination dans les rues contenues dans ce conteneur chiffré 18e, lieux d’observations, de remémorations, de critiques sociales, critique de soi, et surtout lieux de performances, le tout articulé par ce qu’il nomme donc des bornes, termes ou expressions redondantes qui apparaissent en italique dans le texte et fonctionnent comme marques de scansion de la rythmique. Un extrait parlant figure sur la page de l’éditeur.
Pour qui a lu Baudelaire dans Paris et ses songes, Jacques Réda en banlieue, Franz Hessel à Berlin, Alfred Kazin à New York, Jośé Cardoso Pires à Lisbonne - la liste est infinie - Thomas Clerc offre une approche vraiment novatrice, qui interpelle pour qui l’écriture possible de son environnement quotidien en mode déambulatoire démange, et pour toute lectrice et lecteur qui souhaitent être véritablement embarqués dans le mouvement de déambulation dans les rues, du 18e, de Tokyo, Buenos Aires ou d’ailleurs. Stendhal à Milan n’a pas embarqué, Proust dans la nuit parisienne juste en passant.
Rien ne remplace la lecture de l’ouvrage. Les quelques 600 pages de l'épais volume se parcourent sans aucune fatigue une fois la mise au pas de la lecture dans le sillage de l’auteur.
En guise de dessert ou d’apéritif, hormis les vidéos diverses, vous trouverez sur ce lien un petit ensemble de textes, interviews, analyses, pour une mise en bouche.
Vous êtes dès maintenant invités à signifier votre intérêt pour cette session à venir.











